La centrale nucléaire de Fessenheim

La centrale nucléaire de Fessenheim

Le tribunal administratif de Strasbourg a examiné une plainte d'une association anti-nucléaire. Verdict le 9 mars.

La plainte a été déposée à l'automne 2009. Elle était examinée ce mercredi matin par le tribunal administratif de Strasbourg. L'association Trinationale de protection veut obtenir la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le jugement a été mis en délibéré au 9 Mars.
 

 

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Centrale de Fessenheim: le rapporteur public opposé à la fermeture
Le rapporteur public s'est prononcé contre la fermeture immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), demandée par l'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), mercredi lors d'une audience devant le tribunal administratif de Strasbourg.

L'association, qui représente des particuliers, des associations écologistes et des communes suisses, allemandes et françaises, a saisi en décembre 2008 la justice administrative après le rejet par le ministère de l'Ecologie de sa demande d'un arrêt immédiat et définitif de l'installation.

La centrale, doyenne du parc nucléaire français avec une mise en service en 1977, est exposée à des risques sismiques et d'inondation, subit plus fréquemment que la moyenne des incidents en raison de sa vétusté, et rejette des effluents radioactifs en violation de la loi sur l'eau de 1992, a soutenu devant le tribunal l'avocate de l'association Corinne Lepage, ancien ministre de l'Ecologie. 


Le rapporteur public, tout en reconnaissant l'existence éventuelle de risques, a soutenu que l'association n'avait pas fait la démonstration qu'ils ne pouvaient être évités que par la mise à l'arrêt définitif de la centrale.  Il a reproché au requérant d'avoir adopté une démarche manichéenne et de ne pas s'être efforcé de pointer précisément les failles de sécurité de la centrale et les moyens d'y remédier.

Mais pour Me Lepage, il est impossible, financièrement et techniquement, d'améliorer la situation de manière à ce que la centrale fonctionne en toute sécurité. "C'est  l'installation la plus vieille de France, elle présente des failles qui ne peuvent être corrigées", a-t-elle dit. "Pour nous c'est de l'acharnement thérapeutique", a expliqué à la presse le vice-président d'ATPN, Claude Lederberger.


Le tribunal rendra sa décision le 9 mars.  Cette procédure intervient alors que l'Autorité française de sûreté nucléaire(ASN) doit dire en avril si elle autorise ou non une prolongation de l'exploitation du réacteur N.1 de la centrale, en principe pour dix ans. AFP

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