Mulhouse : hommage aux homosexuels déportés.
Il aura fallu attendre 65 ans pour qu'en France un monument, une simple plaque commémorative, rappelle la mémoire des déportés homosexuels de la Seconde Guerre mondiale. Une plaque qui souligne la mémoire et le travail d'un Alsacien, Pierre Seel, qui s'est battu pendant plus de 20 ans pour obtenir cette reconnaissance.
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L'Association civile homosexuelle du devoir de mémoire, les "oubliées(e) de la mémoire", participera dimanche à la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Cette association prendra part à l'hommage rendu à tous les déportés et représentera "le souvenir de la déportation pour motifs d'homosexualité", a-t-elle précisé. L'association souligne qu'elle est est invitée officiellement à cette journée. 63 français ont été arrêtés pour des motifs d'homosexualité au cours de la Deuxième Guerre mondiale (1939-45) et la plupart déportés, a précisé Philippe Couillet, président de cette association.
Dans l'ensemble de l'Europe, quelque 100.000 personnes ont été inquiétés pour des motifs d'homosexualité et 10.000 déportés, 60% étant morts dans les camps, a-t-il ajouté. Diverses cérémonies sont prévues dimanche dans plusieurs villes de France à l'occasion de cette journée nationale du souvenir de la déportation marquant le 65e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis en avril 1945.
La reconnaissance de la déportation pour motif d'homosexualité poursuit son chemin, assure par ailleurs l'association. Ainsi le 15 mai sera dévoilée sur la façadedu théâtre municipal de Mulhouse la première plaque de France honorant cette mémoire. AFP



